Tout traduire, vraiment?
Mardi 23 juin 2009Au Canada, les commerçants doivent offrir des produits dont l’étiquette est bilingue (français et anglais), et cela, partout au pays. Quelques-uns s’en fichent, la majorité s’en acquitte très bien et quelques-uns encore vont au-delà des exigences de bases!
Je m’explique, j’étais au supermarché à fouiner dans les fruits et légumes à la recherche d’épinards… J’aperçois du coin de l’œil une boîte portant l’inscription « mâche » en grosses lettres. Ce qui se passe de traduction, puisque les anglophones l’appellent aussi ainsi. Mais pour de pas dépayser ses clients s’exprimant dans la langue de Shakespeare, le producteur avait pris soin d’écrire dans le coin du paquet : « You say it like mosh ». Cette ambigüité levée, l’honneur était sauf et le client anglophone pouvait désormais s’informer de la fraîcheur de la « mosh » et être compris de tous.
Mais là où ça devient franchement rigolo, c’est que dans l’autre coin du paquet, le traducteur avait consciencieusement traduit le tout en français : « On le prononce comme mosh »!
Oui, ben là, on s’en doutait…
Bon appétit! ![]()
[boh nah-pay-TEE]
Julie
Pour « grippe porcine », on s’est réveillé un peu plus tôt (pour ne pas perturber la vente de porc, vraisemblablement). Il faut avouer que « grippe porcine », c’est plus rigolo que virus H1N1 souche XYZ, qui nous prive de joyeux jeux de mots ou de caricatures désopilantes où figurent de jolis petits cochons. Ça ne réduit pas la gravité très réelle de la situation, mais ça nous permet de relâcher un peu de stress.

