Gazan, Gazaoui, Gazaouite et compagnie…
Les habitants de Gaza font la manchette depuis les événements que l’on sait. On a donc appris illico leur gentilé. Mais quel est-il? Gazan semble être la solution en anglais, mais c’est en français que ça se complique!
La banque terminologique du Bureau de la traduction (Termium) donne «Gazan» et «Gazane» comme gentilé français des habitants de la fameuse bande, mais reste muette quant à l’utilisation du terme comme adjectif. Le Grand dictionnaire terminologique (GDT) ne répertorie pas ce gentilé, ni «Gazaoui» ou «Gazaouite», d’ailleurs; ces derniers étant issus de la méthode habituelle de formation des gentilés en arabe : Irak et Iraki, Pakistan et Pakistani; ainsi donc, Gaza et Gazaoui. Notons aussi la formation au féminin en «ite», qu’on retrouve dans divers contextes (et par forcément féminins) en français (Yémémite, israélite).

ONU
Pour traduire un texte sur l’aide apportée par l’ONU aux sinistrés de la bande de Gaza, j’ai rendu Gazan houses par «les maisons de Gaza». D’autres solutions ?
Une recherche pas du tout scientifique sur Google jette une lueur d’espoir sur le sujet :
Gazan(s) : Surtout utilisé en anglais.
Gazane(s) : Nom d’un groupe de musique ou nom de famille. Peu révélateur.
Gazaoui : Plus de 28000 résultats, surtout des sites en français, dont celui du Monde, de TFI, du Figaro, de La Presse, etc. C’est pas rien! désolée Termium.
Gazaouis : 88000, incluant les sites du Devoir et d’Amnesty. Ça se précise.
Gazaouie+s : 7300 + 7500, dont Le Point, Le Figaro, RFI, Radio-Canada, La Presse.
Gazaouite+s : 6700 + 2500, dont Le Figaro et L’Express, mais ni Radio-Canada, ni La Presse.
Et pour faire bonne mesure, «gazaoui» est invariable pour certains. Conclusion : usage flottant! mais qui tend vers «gazaoui[e][s]». Ah, ça oui! ![]()
Julie